« Repartir de zéro à 38 ans m’a vraiment aidée à grandir, à croire en moi et à me reconnecter à qui j’étais vraiment… »
C’était un processus de mémoire et de retrouvailles avec soi.
L'Artiste derrière l'Art
Bonjour, je suis Naïma.
Je suis une artiste contemporaine française installée dans le sud de la France. Bien qu’aujourd’hui Bordeaux soit mon chez-moi, mon histoire commence en Normandie, où j’ai grandi entourée de prairies, de forêts et de grands espaces.
À quelques kilomètres seulement de la maison de Claude Monet, j’ai passé mon enfance à dessiner des fleurs, des oiseaux et des animaux sauvages, bien avant d’imaginer un jour devenir artiste professionnelle.
À 38 ans, j’ai pris l’une des décisions les plus importantes de ma vie. J’ai choisi de laisser la peur derrière moi et de recommencer.
Cette décision a marqué le début d’un profond cheminement personnel, fondé sur l’amour de soi, le ralentissement, l’écoute du rythme de la nature et la redécouverte des rêves que je portais depuis l’enfance.
Là où tout a commencé
Enfant, je me sentais souvent seule et déconnectée de moi-même. J’ai grandi dans un environnement très restrictif et patriarcal, où la liberté était limitée, pour ma mère comme pour mes sœurs et moi.
Petite fille, j’avais le sentiment que certaines parts de moi ne pouvaient pas s’exprimer pleinement — notamment ma féminité, ma sensibilité et mon désir d’être simplement moi-même.
La nature est devenue mon refuge.
Je trouvais ma liberté dans les prairies et les forêts près de chez moi, mais aussi dans mon propre jardin. Être entourée par la nature m’apportait un sentiment de paix et de possibilités que je ne trouvais pas toujours ailleurs.
Et puis, il y avait l’art…
J’ai commencé à dessiner très jeune. Je dessinais des fleurs, des oiseaux, des animaux, des portraits et tout ce qui attirait mon regard. Créer me permettait d’exprimer des choses que je ne savais pas toujours mettre en mots.
Puis, à onze ans, une sortie scolaire m’a conduite dans la maison et les jardins de Claude Monet, à Giverny.
Quelque chose s’est produit ce jour-là, que je ne comprenais pas encore.
J’étais entourée d’art, de poésie, de lumière, de fleurs, d’eau et de nature — et, d’une certaine manière, tout semblait naturellement lié.
Je suis rentrée chez moi en sachant que j’aimais l’art.
Je ne savais simplement pas encore quelle place il prendrait dans ma vie.
En grandissant, le chemin s’est compliqué. J’ai connu des difficultés à l’école, le rejet et le racisme, et j’ai continué à me sentir différente et déconnectée.
À quatorze ans, ma famille a déménagé dans le sud de la France.
J’ai dû laisser derrière moi le jardin et les lieux familiers qui m’apportaient tant de réconfort.
J’ai découvert de nouveaux univers créatifs à travers la photographie et le graphisme. J’ai ensuite commencé à travailler, tout en gardant en moi le rêve discret de devenir artiste.
Pendant de nombreuses années, ce rêve est resté quelque part en moi.
Je ne l’avais pas perdu.
J’avais simplement cessé de croire qu’il était possible.

Vers le sauvage
Au fil des années, le voyage est devenu une partie essentielle de mon cheminement vers moi-même.
J’ai toujours été attirée par les paysages sauvages et les endroits où je pouvais ressentir cette impression de liberté et de connexion — à la nature, au monde et, quelque part, à moi-même.
Le Canada, les Rocheuses, Yellowstone, l’île de Vancouver et d’autres territoires sauvages sont devenus de profondes sources d’inspiration.
Je voyageais à la recherche des loups et des ours, mais aussi à la recherche de quelque chose que je ne savais pas encore nommer.
Les loups, en particulier, me fascinaient depuis l’enfance.
Leur liberté, leur résilience, leur instinct et leur lien profond avec leur environnement faisaient écho à quelque chose en moi.
La première fois que j’ai eu la chance de les observer à l’état sauvage, à Yellowstone, fut une expérience profondément marquante.
Après des années passées à me sentir déconnectée de moi-même, je me retrouvais soudain au cœur d’un paysage où tout semblait vivant, instinctif et libre.
Cette expérience m’a peu à peu ramenée vers la peinture.
En 2017, après plusieurs années passées à travailler comme graphiste, j’ai repris un pinceau et je me suis autorisée à peindre sans me demander si j’étais suffisamment douée.
J’ai commencé par reproduire des œuvres de Monet et de Renoir, en partie comme un défi personnel : voir ce que j’étais capable de créer sans avoir suivi de formation artistique.
Mais quelque chose d’inattendu s’est produit.
À travers ces peintures, je n’apprenais pas seulement une technique.
Je renouais avec la petite fille qui, autrefois, s’était tenue dans le jardin de Monet et avait été émerveillée par cette harmonie entre l’art, la nature et la beauté.
J’ai alors compris qu’elle n’avait jamais vraiment disparu.
Elle attendait simplement que je revienne vers elle.


Retour à Soi à Giverny
En 2020, je suis retournée dans la maison et les jardins de Claude Monet à Giverny, l’endroit que j’avais découvert pour la première fois lors d’une sortie scolaire, à l’âge de onze ans.
J’avais 37 ans.
Revenir dans ce lieu après toutes ces années avait quelque chose de profondément symbolique.
Je me retrouvais dans ces mêmes jardins où, enfant, j’avais ressenti pour la première fois ce sentiment bouleversant de beauté et de possibilités — mais cette fois, je les regardais avec les yeux de la femme que j’étais devenue.
C’était comme retrouver la petite fille que j’avais été.
J’ai compris que le rêve de devenir artiste ne m’avait jamais réellement quittée. J’avais simplement passé des années à croire qu’il était trop tard, trop difficile, ou qu’il était destiné à quelqu’un d’autre.
Revenir dans le jardin de Monet a accompagné un changement beaucoup plus profond dans ma vie.
J’ai décidé de cesser de croire qu'il était trop tard, mais plus que tout, d’attendre la permission de devenir cette artiste peintre.
De donner enfin à la petite fille qui rêvait de devenir artiste la possibilité de découvrir ce qui pouvait arriver si je croyais en elle.
Et peut-être est-ce finalement cela, mon parcours : non pas devenir quelqu’un de complètement nouveau, mais retrouver les parts de moi qui avaient toujours été là.
L’enfant qui aimait dessiner.
La femme qui se sentait le plus libre dans la nature.
La femme qui courait avec les loups dans ses rêves.
Et l’artiste qui, après des années de recherche, a enfin repris un pinceau et recommencé.
Tout était déjà là, attendant simplement de pouvoir émerger.
Le pouvoir d’être vue
Aujourd’hui, peindre les femmes, la poésie de la nature et l’énergie féminine est devenu une part essentielle de ma pratique artistique.
Mon travail repose sur la conviction que la douceur n’est pas une faiblesse, que la liberté peut prendre de nombreuses formes et qu’être une femme sauvage ne signifie pas être « trop » — mais avoir le courage d’être pleinement soi-même.
À bien des égards, mes peintures parlent de liberté, d’expression de soi et de ce retour vers soi.
Elles sont aussi profondément liées aux femmes qui ont cru en moi tout au long de mon parcours.
À une période où j’avais perdu confiance en moi, une femme m’a encouragée à quitter un emploi dans lequel je n’étais pas heureuse et à croire que j’étais capable de quelque chose de plus grand.
Des années plus tard, en Californie, une autre femme à qui j 'ai réalisé sur sa peau un motif au henné et m’a dit :
« Si je peux peindre, alors toi aussi, tu peux peindre. »
Sa confiance en moi m’a permis de croire en moi à mon tour.
Je suis rentrée chez moi, j’ai acheté mes premières peintures acryliques, mes pinceaux et mes toiles, et j’ai recommencé à peindre.
Ces moments m’ont appris à quel point il peut être puissant qu’une personne voie quelque chose en nous avant même que nous soyons capables de le voir nous-mêmes.
Et c’est aussi ce que j’espère transmettre à travers mes propres peintures.
Bien sûr, je veux créer de la beauté — apporter de la douceur, de l’émotion et une sensation d’émerveillement dans les intérieurs.
Mais au-delà de la beauté, j’aimerais que mon travail soit un rappel.
Un rappel de renouer avec ce qui nous fait vibrer, qu’il s’agisse de peindre, d’écrire, de photographier, de voyager, de créer, ou simplement d’écouter cette part de nous que nous avons peut-être oubliée.
Si mes peintures peuvent faire ressentir quelque chose à quelqu’un, lui rappeler un rêve, lui donner un peu plus confiance en elle ou l’encourager à faire un petit pas vers celle qu’elle est véritablement, alors elles sont déjà devenues bien plus que de simples peintures.
Elles sont devenues une manière de transmettre cette confiance à mon tour.

Si mon histoire résonne en vous, je vous invite à découvrir ma collection et à explorer mes peintures originales, créées pour insuffler à votre intérieur beauté, liberté et une touche de sauvage.













